
Et si nous arrêtions vraiment ?
Notre association, l’Apei de Lens et environs, soutient le Collectif des Métiers de l’Humain en Danger, qui regroupe les associations et grandes fédérations du secteur social et médico-social privé à but non lucratif de notre région.
À ce titre, nous nous associons pleinement à la mobilisation nationale du 12 au 17 octobre, intitulée « Et si nous arrêtions vraiment ? ».
Depuis des années, les associations adaptent leurs organisations, puisent dans leurs réserves, réduisent certaines activités, recherchent de nouveaux financements et continuent, malgré tout, à s’adapter, à inventer et à répondre aux besoins des personnes en situation de vulnérabilité.
Mais justement : parce que les associations continuent à tenir, leur manque de moyens reste souvent invisible.
Rappelons que le secteur social et médico-social privé à but non lucratif est géré par des administrateurs bénévoles. Il remplit pourtant des missions d’intérêt général et de service public essentielles à notre société.
Dans les Hauts-de-France, ce secteur représente plus de 3 000 établissements, services, dispositifs et plateformes qui accompagnent quotidiennement des personnes confrontées à la maladie, au handicap, au grand âge, à la protection de l’enfance, à la lutte contre les exclusions ou encore à la protection juridique des majeurs.
Ces 3 000 structures emploient plus de 110 000 personnes.
Mais les associations qui portent ces missions et ces emplois sont aujourd’hui contraintes de faire toujours plus avec toujours moins.
Les effets de l’inflation ne sont pas suffisamment compensés. Les salaires ne sont pas indexés. Nous comprenons les contraintes économiques qui pèsent sur notre pays, mais nos associations ont une particularité essentielle : elles ne cherchent pas à enrichir des actionnaires. Elles réinvestissent leurs moyens dans leurs missions et dans l’accompagnement des personnes.
Si elles s’affaiblissent ou s’effondrent, c’est tout un pan de notre vie sociale, mais aussi des milliers d’emplois, qui risquent de disparaître.
Le risque est réel !
Le réseau associatif français, dont fait partie l’Apei de Lens et environs, constitue une immense richesse. Sauvegardons-le.
Vous-même, ou l’un de vos proches, avez été, êtes ou serez, un jour ou l’autre, confronté à une situation de vulnérabilité.
Ce jour-là, une association sera là pour vous.
Nos associations sont le ciment de nos solidarités.
Montrer que nous sommes là
Pour ne plus être invisibles, partout en France, nous allons montrer que nous sommes présents : présents sur nos territoires, présents dans nos établissements et, surtout, présents aux côtés des personnes que nous accompagnons.
Le 15 octobre à 12 h 30, partout en France, nous publierons et republierons sur nos réseaux sociaux les photos de nos présences effectives sur le terrain.
Et nous poserons une question simple :
Que se passerait-il « si nous arrêtions vraiment » ?
Les associations montreront qu’elles sont partout.
Parce que si elles devaient vraiment s’arrêter, aucun territoire ne serait épargné.
L’Apei de Lens et environs rejoint le mouvement.
Pour ne pas disparaître en silence.
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